ANEV /Viticulture : 1800 collectivités locales opposées à la libéralisation des droits de plantation
Le 14 mars, au Parlement européen à Strasbourg, Roland Courteau et Philippe-Armand Martin, coprésidents de l’ANEV, remettront à Martin Schulz, Président du Parlement européen, et Dacian Ciolos, Commissaire européen à l’agriculture, 1800 déclarations signées par des collectivités locales françaises sur le sujet des droits de plantation.
En 2008, la Commission européenne a décidé de libéraliser les droits de plantation dans la viticulture. Cette libéralisation des droits de plantation permettra à n’importe qui de planter de la vigne n’importe où. Une décision qui, au-delà des vignerons, inquiète aussi les élus locaux. Rappelons quela libéralisation des plantations aura non seulement des conséquences sur l’économie mais aussi sur l’aménagement du territoire et les paysages, l’environnement et le tourisme, en résumé sur l’équilibre des territoires.
A l’initiative de l’Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin (ANEV), une vaste opération de sensibilisation des collectivités locales viticoles a été lancée le 15 octobre 2011. Avec le concours de la profession, l’ANEV est partie à la rencontre des élus locaux. De nombreuses réunions ont été organisées suivies de rendez-vous avec la presse. Au final, plus de 1800 collectivités locales ont délibéré et adopté une déclaration pour affirmer leur opposition à la libéralisation des droits de plantation. Les collectivités locales ont saisi le président de la république, le premier ministre et le ministre de l’agriculture et leur ont demandé de tout mettre en oeuvre pour revenir sur cette décision.
« Nous allons remettre ces 1800 signatures au président du Parlement européen et au Commissaire européen à l’agriculture le mercredi 14 mars prochain. Nous espérons que la Commission comprendra qu’il s’agit là d’un nouveau signal qui lui est envoyée. Après les professionnels et les Etats membres, ce sont désormais les élus locaux qui font entendre leur voix. Et demain si rien ne se passe, ce sera l’opinion publique.»précise Roland Courteau.
Pour Philippe Armand Martin « La libéralisation des droits de plantation va entraîner un déséquilibre économique et social dans nos communes et nos régions. L’équilibre de nos territoires sera remis en cause. C’est pourquoi autant d’élus se sont mobilisés. En remettant cette déclaration, nous demanderons au Parlement européen et à son président Martin Schulz d’utiliser ses nouveaux pouvoirs de codécision pour revenir sur cette décision et à la Commission et à Dacian Ciolos de traiter ce sujet dans la PAC et de ne pas remettre la discussion à plus tard.».
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