Non à l’appauvrissement des vignerons !
Le contexte économique de la filière viticole s’est dégradé ces derniers mois. L’AGPV souhaite profiter des discussions du projet de loi de modernisation de l’agriculture(PLMA) pour sensibiliser les députés sur la nécessité de stabiliser les revenus des vignerons. Elle défend notamment une interdiction de vente en dessous du prix de revient.
Depuis de nombreux mois la viticulture traverse une crise économique sans précédent. Mais ces dernières semaines la situation a empiré. Les derniers chiffres montrent que le prix moyen de certaines AOC rouges en vrac a chuté de 20% depuis la dernière campagne. A l’approche des vendanges 2010, cette situation devient insupportable pour tous les vignerons. Sous la pression commerciale, certains d’entre eux sont obligés de vendre leur produit en dessous du coût de production. Cela entraîne une baisse générale des prix des vins en vrac qui touche l’ensemble des entreprises, qu’elles produisent des AOC, des IGP ou des vins sans IG.
L’Assemblée nationale va examiner le PLMA à partir du 30 juin. L’AGPV souhaite profiter de ces débats pour mobiliser les Députés sur la question de la moralisation des relations contractuelles. Elle demande notamment à ce que des mesures soient mises en œuvre pour encadrer les prix et stabiliser les revenus des viticulteurs.
« Dans un contexte de dérégulation favorisé par Bruxelles, il est urgent que les bases de mesures permettant de sauvegarder les intérêts de la viticulture française puissent être jetées au Parlement ! » explique Xavier DE VOLONTAT, président de l’AGPV.
La production de vins génère des coûts de production incompressibles dus aux conditions imposées par la règlementation communautaire. Les organisations professionnelles ont donc soumis aux députés des propositions visant à interdire la vente en dessous du prix de revient. Ces mesures permettraient ainsi de défendre les vignerons face aux pressions du marché.
Le président de l’AGPV insiste : « Nous appelons de nos vœux une réponse à nos préoccupations dans le cadre de la LMA. Au minimum, il faut que le gouvernement s’engage à défendre des mesures visant à mieux réguler les prix dans le règlement européen sur la concurrence à venir. ».Cette interdiction de vendre en dessous d’un prix de revient est une première étape. En effet, les entreprises ne veulent pas que le prix de revient devienne un prix plancher minimum dans leurs transactions. Il est nécessaire d’aller plus loin et de tenir compte d’une meilleure répartition des marges entre les opérateurs.
Contacts presse :
Pascal BOBILLIER-MONNOT (CNAOC) : 01 42 61 21 25
Aurélia SOUCHAL (CFVDP) : 01 40 20 93 80
Christelle JACQUEMOT (VIF) : 01 53 02 05 17
Christine ASSY (CCVF) : 01 44 17 58 81
L’Association générale de la production viticole (AGPV) réunit les organisations professionnelles suivantes: CCVF Confédération des Coopératives Vinicoles de France 53, rue de Rome 75008 Paris – Tél. 01 45 22 37 00 – Fax. 01.45.22.86.21 CNAOC Confédération Nationale des Producteurs de Vins et Eaux-de-Vie de Vin à Appellations d’Origine Contrôlées 12, rue Sainte Anne 75001 Paris – Tél. 01 42 61 21 25 – Fax. 01 42 61 16 63 CFVDP Confédération Française des Vins de Pays 12, rue Sainte Anne 75001 Paris – Tél. 01 40 20 93 80 – Fax. 01 40 20 92 25 VIF Vignerons Indépendants de France 4, pl. Félix Eboué - 75583 Paris cedex 12 - Tél. 01 53 02 05 10 – Fax. 01 53 02 05 11