Les grands dossiers de la rentrée au menu de la rencontre entre le ministre de l’agriculture et la CNAOC
Le ministre de l’Agriculture a reçu hier matin le président de la CNAOC pour faire le point sur les grands dossiers de la rentrée. La réforme de la politique de qualité et la réforme de la PAC avec le sujet central de l’encadrement des plantations ont été au cœur des discussions, le président de la CNAOC s’est aussi inquiété d’un manque de pragmatisme dans la mise en œuvre du contrôle des vins AOC.
Pierre Aguilas s’est longuement entretenu avec Bruno le Maire le 31 août dernier, l’occasion pour les deux hommes d’échanger sur les enjeux d’avenir pour la filière. Le président de la Cnaoc a à nouveau souhaité que les plus hautes autorités de l’Etat s’expriment sur ce sujet comme l’a fait la chancelière Angela MERKEL. Il a aussi demandé au ministre de l’agriculture de se mobiliser comme il l’a fait sur le secteur du lait pour sensibiliser les ministres de l’agriculture des autres pays producteurs. Bruno le Maire a annoncé que Nicolas SARKOZY devrait prendre une position forte sur ce sujet à l’occasion d’un prochain déplacement dans une région viticole.
Le président de la Cnaoc s’est ensuite fait l’écho des problèmes posés par la mise en œuvre de la politique de contrôle des vins AOC. Après avoir réaffirmé leur soutien aux objectifs de la réforme des AOC, les professionnels déplorent une dérive technocratique et une production excessive de règles par le CAC (Comité Agrément et Contrôle) de l’INAO. Ils regrettent aussi un manque de pragmatisme, un manque de fluidité dans la gestion des procédures et une insuffisante prise en compte de la spécificité des différents secteurs (vin, lait etc). Bruno le Maire qui s’est dit favorable à des contrôles pertinents et pas tatillons a annoncé qu’il allait demander à l’INAO de travailler à des mesures de simplification et à une mise en œuvre plus pragmatique du contrôle.
D’autres dossiers ont été abordés au cours de l’entrevue. A l’issue du rendez-vous, Pierre Aguilas a affirmé: « nous apprécions le soutien du ministre de l’agriculture mais attendons une mobilisation à la hauteur du chemin qui reste à parcourir pour préserver les intérêts de la viticulture à Bruxelles. Une position forte des plus hautes autorités de l’Etat en France et une mobilisation de la France pour constituer un front commun des pays producteurs au niveau européen sont urgents ».
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