Le groupe de réflexion à haut niveau sur les droits de plantation confirme les conséquences désastreuses de la libéralisation

Le GHN sur les droits de plantation mis en place par le Commissaire CIOLOS suite aux prises de position de 15 Etats membres (représentant 98 % de la production européenne), du Parlement européen et des vignerons, s’est réuni pour la deuxième fois ce vendredi 6 juillet. Les travaux ont été consacrés à l’examen des conséquences liées à la disparition des droits de plantation à partir du 1er janvier 2016. Cette séance a conforté les professionnels qui reprochent à la Commission d’avoir fait cette proposition en 2008 sans la moindre étude d’impact. Les professionnels attendent maintenant de la Commission des propositions concrètes et rappellent l’urgence de légiférer.
La seconde réunion du GHN sur droits de plantation s’est tenue ce vendredi 6 juillet. Après une première réunion consacrée à la présentation du système de régulation du potentiel dans plusieurs pays, la seconde a permis aux Etats membres producteurs et aux professionnels de répondre aux questions de la Commission sur les conséquences de la disparition des droits de plantation. Surproduction, chute des prix, diminution de la qualité, délocalisation du vignoble vers les plaines, industrialisation, concentration et disparition des exploitations familiales, conséquence sur l’environnement, l’aménagement du territoire, des paysages, le tourisme, tous les Etats producteurs ont illustré les conséquences concrètes de la dérégulation du potentiel de production. « La mise en place du GHN est une opportunité pour se poser enfin les bonnes questions. La réunion du 6 juillet et les questions posées par la Commission témoignent une fois de plus que la décision prise en 2008 de supprimer les droits de plantation à partir du 1er janvier 2016 n’a pas été précédée d’une étude d’impact » a déclaré Riccardo RICCI CURBASTRO, Président de EFOW. La Cour des comptes européenne elle-même l’a regretté récemment et a demandé à la Commission de rouvrir le sujet. « Dans un contexte économique et financier très tendu, il n’est plus tolérable que des décisions de cette importance soient prises sans étude d’impact préalable. Il en va de la crédibilité des institutions européennes et de la Commission » a ajouté Riccardo RICCI CURBASTRO.
Le GHN doit poursuivre ses travaux aux mois de septembre et novembre et selon la Commission enrichir ses réflexions. Les professionnels considèrent qu’il y a « urgence à légiférer et à décider et qu’on ne peut pas se contenter de réfléchir ». Ils souhaitent que la Commission fasse une proposition concrète à discuter et à décider dans la réforme de la PAC. « La création du GHN témoigne que la Commission et le Commissaire CIOLOS ont entendu les inquiétudes très fortes des Etats membres producteurs et des vignerons. Il y a maintenant une obligation de décider et vite, Monsieur CIOLOS, ne décevez pas nos espoirs ! Nous restons inquiets sur la méthode car nous avons le sentiment que ce GHN pourrait déboucher sur de simples réflexions ou proposer de limiter la régulation à quelques zones ou productions. Nous ne l’accepterons pas. Il y a urgence à légiférer et il est nécessaire d’apporter une réponse globale et efficace et donc une réponse pour toutes les catégories de vins et l’ensemble des zones » a déclaré Bernard FARGES, Président de la CNAOC.
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